Discard – Carroll Catcher

15×20 cm / 54 pages / 34 images photocopiées en noir&blanc sur papier Balance Pure 120g / dos carré-collé /
couverture souple sérigraphiée et découpée / tirage argentique 9×12 cm numéroté et signé.
Parution : juin 2012 / 100 exemplaires / en stock.
ISBN : 978-2-919192-07-6
Prix de vente : 15€.
Morceau Round&Round at Midnight de Carroll Catcher et Samuel Montcharmont.

Discard

Dans cette collection, nous demandons à un photographe que nous apprécions de bien vouloir nous laisser fouiller dans ses archives. Après une sélection arbitraire d’images en vrac, nous créons une série de photos qui, sévèrement triées par l’auteur, étaient destinées à croupir à l’ombre des regards.

Carroll Catcher a commencé à photographier en 2000 en s’installant à Paris comme étudiant monteur en cinéma. A cette époque, sans avoir l’âme d’un Robert Franck, il achète son premier reflex. Sur les conseils de René Vautier qu’il rencontre un soir dans une librairie, il prend le parti de n’utiliser que des films noirs et blancs et un objectif 50mm.

Dès lors, où que ce soit, il se trimballe avec son boîtier. Il apprend au fur et mesure de ses prises de vue, de ses tirages, de ses développements, et le hasard lui enseigne à « saisir avec les yeux ces fragments de la réalité qu’il est impossible de capter avec le langage existant. »

A partir de 2005, il met de côté son appareil pour se consacrer à deux groupes de musique dans lesquels il est saxophoniste, et s’y remet début 2008, quand il s’installe à Lyon. Il y découvre des photographes, des genres, des courants, des galeries, des livres, de l’auto-édition… Il fait notamment la connaissance de la galerie Le Bleu du Ciel, et ses diverses collaborations lui permettent d’observer un marché de la photographie, de la culture et des institutions. Un marché sous le joug d’une politique qui ne prétend qu’à être moderne et actuelle. Il renouvelle ainsi sa photographie, cette fois en couleurs et sous la forme de récits.

Aujourd’hui, c’est en tant qu’ »observateur des forces légères » qu’il prend ses images. Il les présente comme des petits matériaux face au langage et à la pensée. Pour lui, la photographie doit être un objet pur, qui n’est plus ni témoignage, ni information, ni mémoire.

 

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